Agence

Design philosophy

Depuis 2005, OLM réalise des études et missions de maîtrise d’œuvre d’espaces publics et paysagers en France et à l’étranger. Après quinze ans d’expérience, et au moment où de nombreux chantiers débutent pour les 5 prochaines années, OLM affirme sa position transversale de paysagiste & d’urbaniste qui lui permet de construire et d’articuler les espaces au regard de 4 principes qui se répondent : 

- la construction par le sol et par l’eau, 

- la construction par le temps et les usages, 

- la construction par les échelles et les parcours, 

- et la construction par les tracés et les milieux.  

 

L’agence OLM regroupe des paysagistes, géographes, mais aussi architectes, urbanistes, designers, graphistes, ce qui permet de croiser les savoirs et les expériences pour articuler à la fois une stratégie de territoire et la mise en œuvre d’espace public dans le temps.

 

 

Nous observons que la notion d’urbanisme est souvent énoncée comme une forme urbaine dans laquelle l’espace public est conçu soit comme une pièce autonome de l’architecture, soit comme le résultat du déroulé d’un gabarit de voiries qui donne des repères mais qui uniformise les lieux. 

 

Là où les théories de l’architecture et de l’urbanisme sont nombreuses et aident à la lecture de leur Histoire, à la compréhension des formes et des lieux qu’elles engendrent, il n’existe que peu d’écrits qui synthétisent l’approche des grands concepteurs du paysage et de leur philosophie de projet. Nous cherchons cependant à nous situer au travers de certaines recherches, afin de poursuivre l’expérience du paysage comme moyen d’anticiper et d’accompagner « l’urbanisation », le désir d’habiter la terre, de concevoir l’espace habitable, d’inscrire le projet dans une narration (historique et/ou géographique) tout en essayant d’anticiper l’évolution climatique sur nos modes de vies. 

Les 4 principes

The principle of construction by soil and water:

Que ce soit en territoire urbain, périurbain ou rural, nous travaillons avec des éléments naturels : l’eau, le végétal, le sol et ses différentes strates. La culture d’OLM est de s’intéresser très particulièrement au nivellement et à la micro-topographie comme une architecture de sol qui conditionne la manière de bâtir, de marcher, de planter et d’écouler les eaux de pluie. 

 

Le travail de nivellement est conçu comme l’interface concrète entre le dessus et le dessous, par des plissements, des ruptures, des aplats. Tout en renvoyant à la question du territoire géographique par les courbes de niveau, le nivellement permet de faire « atterrir » le projet. 

 

La topographie est plus qu’une surface lisse et doit être plutôt regardée à travers l’ensemble des énergies qui la transforment continuellement. C’est une surface de production «dotée d’une puissance tectonique»1. Ces énergies peuvent être des eaux de ruissellement ou souterraines, des turbulences de vent, la composition chimique du sol ou la direction de la pente. 

 

Ces flux offrent un large éventail de possibilités de conception s’ils sont pensés ensemble dans leur capacité prospective. Frédéric Nantois parle de la différence de passer d’une «géographie territoriale à une géographie de l’écoulement, d’un objet stable à un processus instable» 2. L’objectif est de provoquer la fusion de ces dynamiques pour constituer le projet d’espace.

1. Elissa Rosenberg, L’imagination topographique, Les Carnets du Paysage, n°8, p.7, Versailles, 2002

2. Frédéric Nantois, Pour en finir avec le jardin ? In Inter Paysage, p.8-11, Montréal, 1998

 

Photo 1

2. Le principe de construction par le temps et les usages

Le travail du sol et des éléments naturels donne une valeur très particulière au temps dans le projet : là où l’on travaille nécessairement par phases dans le projet urbain, le paysage étend cette donnée en l’emmenant infiniment au-delà des limites du temps de l’urbanisation. Bien plus que de concevoir un paysage livré à un moment donné, nous devons lui donner le socle des conditions qui lui permettront de se développer. Cela s’applique également à l’attention portée aux usages sur l’espace public : penser par les usages implique de ne pas « surcharger » l’espace par la programmation, mais plutôt de donner les moyens à chacun de s’épanouir et d’évoluer dans l’espace public à court, moyen et long terme. 

 

Mais aussi, et avant même que le projet ait lieu, la préfiguration, le « paysage zéro »1 peut commencer à transformer le regard sur un lieu. Dans la recherche d’une intervention mesurée sur le paysage, nous essayons systématiquement de changer au préalable les regards sur le lieu pour en transformer les usages, avant de chercher à en modifier la structure. 

 

Cependant, révéler n’est pas projeter, et nous pensons qu’il ne faut pas tomber dans l’excès inverse en n’opérant que partiellement sur certains paysages : en fonction des enjeux, il est important d’étudier au cas par cas l’impact de l’intervention en regardant en même temps la trajectoire historique du site et de sa programmation future. 

 

« Je crois fermement, je l’avoue, que la valeur de l’histoire est fonction de ce qu’elle nous enseigne sur l’avenir. » 

Jackson, J.B. (2003), A la découverte du paysage vernaculaire, Arles : Actes Sud (1ere éd. Aux Etats-Unis en 1984) (p. 42) 

 

1. Desvigne, M. (2011), Le paysage en préalable. Marseille : Parenthèses (p. 48)

Photo 2

3. Le principe de construction par les échelles et les parcours

Quelle que soit son échelle, le site, la parcelle, l’entité urbaine, est nécessairement le point de départ et d’atterrissage du projet. Nous trouvons un attachement particulier aux projets qui nous permettent de transcender les échelles : là où un site de petite échelle nous permet de « voir loin » et « faire grand », ou, au contraire lorsque nous réfléchissons à l’habitabilité des lieux et des infrastructures qui n’ont pas été conçus pour l’échelle domestique. 

 

Les parcours, qu’ils soient liés au passage de la faune dans un bio-corridor, aux cyclistes dans un plan vélo, ou aux flux pendulaires d’une infrastructure routière, sont les objets et les moyens des liens (ou des ruptures) entre les échelles locales et territoriales. 

 

Ce travail des liens et des lieux, entamé avec David Mangin sur l’ancien aéroport de St-Exupéry à Toulouse Montaudran, nous a conduit à envisager les parcours comme des liens mais aussi des lieux autour desquels des espaces s’organisent. A l’échelle urbaine, nous nous interrogeons sur le principe de construction tout autant basé sur la conception des lieux reliés par des parcours que sur la conception des flux qui organisent des espaces entre eux.

Photo 3

4. Le principe de construction par les tracés et les milieux

En croisant l’échelle de l’évolution territoriale avec celle de la mise en œuvre du détail, il s’agit d’avoir toujours en tête que le projet est un dispositif à la rencontre des échelles, un milieu qui concentre et génère tous les éléments qui permettront à chacun, de l’insecte à l’habitant en passant par la goutte d’eau, de trouver sa place dans l’espace public.  

 

Cette notion de milieu complète l’approche des grands tracés en amenant la question des usages : là où la structure et la trame nous permettent de hiérarchiser et organiser, la création d’un milieu écologique introduit les notions de résilience, de temporalités, de variations de densité et de flexibilité. Il s’agit de procéder à la rencontre entre géométrie et géographie. 

 

Le projet de paysage doit se lire dans les différents dispositifs plantés qui traduisent la construction de liens et/ou de lieux. Plus précisément, l’idée est d’informer l’identité de chaque espace par une structure végétale spécifique : bosquet, alignement, haie, arbre isolé, mais aussi de manière plus horizontale : prairie, arbustes, pelouses qui traduisent des continuités, une étendue et un rapport au ciel. Le programme, le site, l’économie du projet nécessitent de « réinventer » à chaque fois ces associations végétales afin de penser le temps court et le temps long et de les adapter aux usages et aux modes de gestions.

Photo 4

L'objectif

L’objectif partagé de ces 4 principes est de fabriquer un sentiment de paysage, c’est-à-dire de donner à l’utilisateur à la fois les clés de lecture d’un lieu par une observation attentive des éléments qui constituent l’espace ouvert et en même temps celui d’appartenir à un territoire plus large qui en devient une expérience chargée d’une intensité émotionnelle. 

 

 “In other words, because of the passage of time, landscape decontextualizes its artifactuality and takes on the appearance of something natural.”  

 

Corner, J. (1999) Recovering Landscape, New york : Princeton Architectural Press (p.157)

L'équipe OLM

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